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En 2007-2008, le nombre du personnel scientifique a augmenté globalement, en particulier le nombre des chercheurs associés et le nombre de doctorants :

1/ Les chercheurs statutaires du CEFAS sont :

- Juliette Honvault, historienne de la pensée politique du monde arabe, chargée de recherche CNRS affectée au CEFAS depuis le 1 avril 2007, a parfaitement trouvé sa place dans la vie du Centre. Tout en s’initiant au terrain et à la bibliographie yéménite, elle est dors et déjà en mesure de lancer plusieurs importants projets d’archivage et d’éditions de documents sur l’histoire politique du Yémen au XXème siècle. En outre, elle anime un séminaire d’Histoire Moderne et Contemporaine du Yémen qui a déjà eu sept séances depuis l’automne 2007.

- Mohammed Jâzim après la préparation du Livre des revenus (sous presse), a commencé l’édition d’un nouveau document manuscrit comprenant les fondations pieuses de la dynastie rasoulide, ouvrage médiéval également de grande importance pour l’histoire économique du Yémen. Il participe à de nombreuses autres activités du Centre, y compris les publications en ligne.

 

2/ Les chercheurs associés : leur nombre a augmenté, ainsi que l’importance de leur présence scientifique :

- Mounir Arbach, membre  du LESA (CNRS, Collège de France), toujours en longue mission au Yémen, participe activement aux activités du Centre. Il anime avec Rémy Audouin le projet de sauvegarde des sites archéologiques du Jawf par l'UNESCO, et a contribué à l'édition de plusieurs publications du CEFAS, notamment la traduction arabe de L'unification du Yémen antique d'A. BâFaqîh.

- Laurent Bonnefoy, à nouveau au Yémen depuis le début de l’anné 2008, comme post-doc dans le cadre de l'ANR "Du Golfe à l'Europe, violence et contre-violence".

- Christian Darles, professeur à l’Ecole d’Architecture de Toulouse, a fait un séjour de six mois afin de finaliser l’écriture de sa thèse sur Shabwa, tout en participant à l’édition de Shabwa IV et au projet Balnéorient.
http://www.christian.darles.over-blog.com

- Rémy Audouin, expert auprès de l’UNESCO, coordonne la conservation des pièces archéologiques du Jawf et prépare la protection du site d'as-Sawdâ’.

- Lamya Khalidi, spécialiste de la préhistoire et de l'Age du Bronze, collabore régulièrement aux activités du CEFAS et à plusieurs équipes de fouilles.

- Samir Mokrani, coordinateur scientifique du projet de préservation du Chant de Sana’a, UNESCO, contribue à la préparation des publications du projet.

3/ Les doctorants sont encore plus nombreux que les années précédentes, en particulier ceux qui ne sont pas directement financés par le Centre :

a/ Doctorants du CEFAS :

- Rémy Crassard, qui a terminé sa troisième année de bourse au CEFAS le 31 août 2007, a soutenu sa thèse de doctorat en préhistoire. Tout en bénéficiant désormais d’un post-doc à l’Université de Cambridge, il a participé à la préparation d’une exposition d’archéologie préventive au Musée National de Sanaa (avril 2008).
http://prehistoricyemen.over-blog.com/


- Pascal Menoret, qui a terminé sa troisième année de bourse au CEFAS le 31 août 2007, va soutenir sa thèse sur la socialisation politique de la jeunesse saoudienne en novembre 2008, et contribue au programme « Violences et contre-violences » (IV-3-1).

sous la direction de Nadine Picaudou 
Sociologie politique
L’année 2007 (quatrième année de thèse et dernière année de bourse, qui s’est terminée le 30 octobre 2007) a permis à Pascal Menoret de terminer ses enquêtes de terrain. Il a quitté Ryadh au printemps 2007 et a commencé la rédaction de sa thèse. : « La socialisation politique des jeunes saoudiens ». La soutenance est programmée pour novembre 2008.
Il participe en outre à l’ANR Le programme « Du Golfe arabo-persique à l’Europe : entre violences et contre-violences » (voir IV-3-1)

http://pascal-menoret.over-blog.com/


- Julien Charbonnier, qui termine sa deuxième année de bourse au CEFAS (et candidat à une troisième année), poursuit sa recherche sur l’irrigation dans l’Arabie du Sud et l’Oman pré-islamique et commence la rédaction de sa thèse.

- Claire Beaugrand, qui termine sa deuxième année de bourse (et candidate à une troisième année), continue son terrain sur la nationalité au Koweit et à Bahrein. Elle participe à distance aux activités du CEFAS (séminaire, article dans les Chroniques) tout en organisant une coopération avec l’Université du Koweit.

b/ Les autres doctorants soutenus par le CEFAS :

- Claire Beaudevin, en troisième année de doctorat à Université Paul Cézanne d’Aix‑Marseille, est en train d’écrire sa thèse en anthropologie de la santé en Oman.


- Grabundzija Maggy
(doctorante en anthropologie, EHESS, ex- boursière Lavoisier)

Anthropologie du genre

Doctorante à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences Sociales, sous la direction de Madame Jocelyne Dakhlia, ex boursière Lavoisier,  j’ai effectué entre les années 2002 et 2007 mon terrain en anthropologie dans la région de Taiz.

Par ailleurs, j’ai participé au projet de la société civile soutenue par le CEFAS. Ainsi, la première phase consistait en la mise en place de la table ronde intitulée : Société civile, entre citoyenneté et gouvernance locale au Yémen. Elle se déroulasous la direction scientifique de Sara Ben Nefissa (chercheuse IRD, spécialiste de la question de la société civile en Egypte), en juillet 2007. Responsable logistique et assistante scientifique, j’ai collaboré avec notre partenaire, Frederich Ebert Stiftung, à la réalisation de cet évènement et présenté avec Bassem Al Hag, collègue yéménite, une intervention sur les Gamaiat dans la région de Taiz (publication prévue par le CEFAS courant 2008). La publication des actes de la table ronde étant sur le point d’être terminée, une seconde publication est envisagée. Dans le cadre de ma participation à cette dernière production, comme auteure d’un article, j’ai effectué une mission au Yémen entre décembre 2007 et janvier 2008, grâce au financement de FES.


- Samy Dorlian
(doctorant en sciences politiques, IEP d’Aix-en-Provence)

Entre le 22 janvier et le 21 mai 2007, j’ai effectué une enquête de terrain à Sanaa dans le cadre d’une thèse de doctorat que je prépare à l’IEP d’Aix-en-Provence. Celle-ci porte sur le rapport entre identité collective et parcours individuels chez les acteurs zaydites contemporains. Ce séjour de quatre mois m’a permis de faire un grand nombre d’entretiens, de noter plusieurs observations et de récolter des sources primaires écrites, difficilement accessibles dans le contexte tendu de la guerre de Sa‘da. Le 20 mai, j’ai présenté les premiers résultats de mon travail dans le cadre d’un séminaire au CEFAS.

Le 17 juillet, j’ai fait une intervention au Carnegie Middle East Center à Beyrouth sur les origines de la « rébellion » zaydite. Le 9 octobre, c’était le tour d’une autre intervention portant sur le rapport entre modernisation politique et appartenances primaires au Yémen, dans le cadre du séminaire du master Politique Comparée à l’IEP d’Aix-en-Provence. Enfin, le 28 janvier 2008, j’ai été l’invité de l’émission Décryptage sur RFI, consacrée ce jour-là au Yémen.


- Maho Sebiane
(Paris X-Nanterre)

En deuxième année de thèse, Maho Sebiane a entamé des enquêtes de terrain en Oman avec le soutien du CEFAS. Il prépare une thèse en ethnomusicologie (dir. : Jean Lambert) sur la musique et la danse du leiwa. Cette forme musicale et chorégraphique pose un problème anthropologique et historique majeur, en ce qu’elle présente manifestement une forme acculturée afro-arabe (la terminologie musicale est principalement d’origine swahili, la poésie est chantée en arabe émaillé de swahili, les instruments de percussion sont africains, le hautbois zamr est arabo-iranien), mais les musiciens se revendiquent d’une identité baloutche. Les premières enquêtes menées dans la Sharqiyya, dans un contexte rural, ont permis de mieux comprendre ce paradoxe : les deux groupes, baloutche et afro-arabe entretiennent des relations matrimoniales et occupent des fonctions similaires (militaires, musiciens) qui les ont sans doute amenés à une acculturation au fil des générations. Le leiwa serait ainsi le témoin d’une histoire sociale assez ancienne (peut-être plusieurs siècles) où ces deux groupes ont été employés par les sultans omanais pour construire leur état.

Ces données de terrain devront être recoupées avec des données linguistiques (swahili) ainsi qu’avec des documents écrits pouvant témoigner à la fois de la présence des baloutches dans l’armée omanaise, et la migration d’habitants de la côte swahilie, soit sous forme de travail forcé (esclavage) soit sous d’autres formes.

Par ailleurs, les fonctions de la musique pourront être maintenant mieux comprises, en comparaison avec une étude précédente sur la même forme aux Emirats Arabes Unis (mémoire de maîtrise).


- Audrey Peli
(doctorante en archéologie islamique)

Audrey Peli est soutenue par le CEFAS dans le cadre du programme Etude et catalogage des monnaies islamiques du Musée national de Sanaa. Voir details...

 

c/ Les autres doctorants :

- Marine Poirier
(doctorante en sciences politiques, allocataire de recherche MESRS)

Master de recherche :
Après un terrain de deux mois en janvier et février 2007 au CEFAS, dans le cadre du M2 de recherche Modes d’Action Politiques Comparés à l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, j’ai rédigé un mémoire intitulé : « Les élections présidentielles du 20 septembre 2006 au Yémen : entre concurrence avérée et verrouillage assuré », sous la direction de François Burgat (directeur de recherche à l’IREMAM à Aix-en-Provence - CNRS), et soutenu en juin 2007.

Thèse :
Je suis arrivée au CEFAS à la rentrée 2007 afin de commencer une thèse en science politique sur les nouvelles élites politiques au Yémen, sous la direction de François Burgat. Allocataire de recherche inscrite à l’Institut d’Etudes Politiques d’Aix-en-Provence, j’effectue mon premier terrain de thèse cette année, afin d’en définir la problématique plus précisément. Mon séjour au Yémen m’a permis jusqu’à présent de consolider mes compétences linguistiques, d’explorer plus généralement la vie politique et de construire un réseau d’interconnaissances. J’ai aussi pu affiner mon projet de thèse qui s’intéressera aux nouvelles figures de la mobilisation politique au Yémen, et traitera des transformations de leurs pratiques et de leurs répertoires d’action dans un contexte autoritaire.
J’ai présenté un séminaire de recherche intitulé « L’opposition politique dans le Yémen aujourd’hui : premières observations » le 16 mars 2008 au CEFAS.

J’ai aussi organisé la session d’étude du dialecte yéménite au CEFAS, qui se déroule depuis mi-février 2008.


- Patrice Chevalier
(Doctorant en sciences politiques, Institut d’études politiques de Lyon/Université Louis-Lumière Lyon 2)

Deuxième année de terrain et de recherche pour une thèse en sciences politiques sous la direction de Mr Yves Gonzalez-Quijano intitulée Les journalistes de presse écrites au Yémen. Rôles, pratiques et stratégies.
Participation au colloque international de Lyon : Nouveaux médias arabes : des télévisions satellitaires à Internet (8-9 février 2008).
Titre de la communication : « Informer au Yémen. Les journalistes du Net ».
Les actes du colloque seront publiés dans la revue Hermès (CNRS) courant 2008 ou 2009.

« Al-Hudayyda sous occupation ottomane (1849-1918). Fonctionnalités et identité urbaines », article à paraître dans le prochain numéro de la Revue des Mondes Musulmans et de la Méditerranée.

- Vincent Planel, en troisième année de doctorat en anthropologie à l’Université de Provence et à l’EHESS, poursuit ses enquêtes de terrain sur la jeunesse à Taez.


- Roman Stadnicki
(géographe, Université de Pau)

géographe, est en train de rédiger sa thèse sur l’urbanisation de la ville de Sanaa.

Roman Stadnicki, ATER à l’Université de Pau, est en train de terminer la rédaction de sa thèse sur l’expansion urbaine de l’agglomération de Sanaa (soutenance prévue pour l’année 2008). Il a participé à l’élaboration de cartes schématisées pour l’ouvrage de Mohammed Jazem, Le livre des revenus. Il a également offert au CEFAS un poster intitulé « Sanaa. De l’expansion urbaine aux recompositions actuelles ». Il participera au mois de mai 2008 au colloque organisé par l’Université de la Sorbonne Abou Dhabi sur le thème : « Les héritages culturels dans l’urbanisme et l’architecture au XXIème siècle. Projets urbains, architecture et identités culturelles en Europe, Afrique du Nord, Moyen Orient et Asie au XXIème siècle ».

http://roman-stadnicki.over-blog.com/


- Eirik Ovden, en première année d’anthropologie à l’Université de Bergen, prépare une thèse sur l’irrigation et son statut juridique dans les fondations pieuses au Yémen.

- Konstantyn Filonenko, en deuxième année de thèse en études islamiques à l’Université Mac Gill de Montréal, travaille sur la théologie zaydite.

- Matthias Skorupka, en première année de doctorat (MNHN), prépare une thèse en archéozoologie sur Oman et le Yémen.


- Yannis Khemiri, en première année de doctorat en sociologie de la littérature (INALCO), prépare une thèse sur la littérature narrative de contestation à Ryadh.

Le genre romanesque peut se faire le vecteur d’un message contestataire. En effet le roman se positionne face aux problématiques du pouvoir et de la politique en transposant le débat dans un cadre artistique et culturel. La reconnaissance à laquelle aspire une grande partie des acteurs du champ littéraire saoudien contribue à l’élaboration de critères esthétiques avec ou contre lesquels les écrivains énonceront leur propre identité. Cette production se joue des frontières sociales, des tabous et des codes qu’elle transgresse parfois sans retenue. Prenant souvent la forme d’une critique sociale et politique, la formulation de l’identité conteste les états de fait dans la société saoudienne.
Ce désir de briser le silence et de s’engager dans le débat existe au sujet de la légitimité des autorités et de leur pouvoir sous la forme romanesque.
Une démarche stylistique d’un côté et socio-littéraire de l’autre nous conduira en dernier lieu à identifier les acteurs dans le domaine de la littérature des limites, les caractéristiques littéraires des romans ainsi que leurs revendications.
Yannis Khemiri participe également au projet « Violences et contre-violences ».


- Vincent Martignon, en thèse de géographie sur les migrations internes au Yémen, est en train de rédiger sa thèse en France.

- Ludmila du Bouchet, en quatrième année de science politique à Cambridge, est en train d’achever la rédaction de sa thèse sur la construction de l’Etat yéménite.

 

 

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