Centre Français d’Archéologie et de Sciences Sociales de Sanaa



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Accueil du site > Ressources documentaires > Catalogues de manuscrits en ligne > Catalogue cumulé des bibliothèques de manuscrits de Zabid (1-1 / Les papiers filigranés)

Catalogue cumulé des bibliothèques de manuscrits de Zabid (1-1 / Les papiers filigranés)

1 Bibliothèque ‘Abd al-Rahman al-Hadhrami, Fascicule 1 / Les papiers filigranés

Toutes les versions de cet article : [عربي] [français]

Sous la direction d’Anne Regourd

avec la collaboration de la Bibliothèque des Asha‘ir
et les contributions de
‘Abd al-Rahman ‘Abd al-Qadir al-Ahmar (reproduction des filigranes à main levée)
et
Hélène C. David (infographie)

Traduction du français vers l’arabe : Khaled Taha al-Khaled

CENTRE FRANCAIS D’ARCHÉOLOGIE ET DE SCIENCES SOCIALES

FONDS SOCIAL DE DÉVELOPPEMENT

L’illustration de couverture est tirée du ms. m/ḥ 20/1

Composition et impression réalisées par
Mazen al-Areqi - Print Art
Yémen - Sanaa - Dairy Street
Tél. : (967 1) 219 784
Fax : (967 1) 216 273
print-art@y.net.ye

ISBN : 2-909194-09-4
N° d’enregistrement à la Direction nationale de la censure, Sanaa, Yémen : 284 / 2005

Tous droits de traduction, d’adaptation et de reproduction par tous procédés réservés pour tous pays à l’éditeur
© Copyright CEFAS & FSD, Sanaa, 2008
1re impression

Table des matières

Introduction
Légendes
Index
Planches


- Introduction

C’est le premier volume de planches du Catalogue cumulé des bibliothèques de manuscrits de Zabid, consacré aux papiers filigranés des codex du fascicule 1 de la bibliothèque ‘Abd al-Rahman al-Hadhrami, qui voit le jour ici.

Etat de la question

Dans le catalogage des manuscrits, l’accent avait été mis sur le relevé et la description des papiers filigranés, ainsi que sur leur documentation. Mus par une ambition de précision, doublée d’un souci critique, nous avons souhaité que chaque fascicule de catalogue soit illustré de planches. Ce fut donc le point de départ d’une bibliothèque des papiers filigranés de Zabid.

Ainsi, le travail réalisé à Zabid répond à la mission par excellence de la codicologie, lorsqu’elle cherche à croiser les facteurs de datation des copies manuscrites, et en cela, il représente une avancée nette pour la catalographie en langue arabe, dont on espère qu’elle fera tache d’huile. Bien plus, le matériel mis dans le circuit permet de se pencher sur des questions historiques que la recherche codicologique elle-même suscite, par ex. les papiers d’exportation, leur spécification, leurs voies d’acheminement, leurs conditionnements, etc. [1]

Le relevé des papiers filigranés

Le relevé des papiers filigranés a donc constitué un point important dans la formation de l’équipe de catalogueurs du Programme de sauvegarde des manuscrits de Zabid : c’est la tâche exclusive de l’un d’entre eux, ‘Abd al-Rahman al-Ahmar.

Il a été formé à plusieurs méthodes de relevé, i. e. à main levée sur calques et par numérisation, de manière à être « opérationnel » dans les situations et les circonstances multiples et diverses qui peuvent se rencontrer au Yémen.

La bibliothèque des Asha‘ir, située au centre de Zabid, est aujourd’hui dotée de quelques catalogues de papiers filigranés, outils de travail qui devraient être complétés peu à peu. En outre, la bibliothèque du Centre français d’archéologie et de sciences sociales de Sanaa est un second point du territoire où ceux qui souhaitent documenter les papiers filigranés, trouveront des ouvrages adaptés.

Caractéristiques techniques des clichés

Les planches présentées ici ont été réalisées à partir de clichés photographiques, les papiers filigranés ayant été numérisés de la manière qui suit.

La perception des éléments caractérisant un papier filigrané n’est possible que via une source de lumière qui traverse le feuillet, plus ou moins bien selon l’épaisseur du papier : ils sont mis en évidence et enregistrables par rétro-éclairage. Les tables lumineuses classiques, composées d’une plaque de verre disposée sur une boîte épaisse de plusieurs centimètres contenant un système d’éclairage standard par ampoule, sont conformées de telle façon que, pour examiner isolément une page de codex relié, on exerce une pression sur le dos. C’est évidemment préjudiciable, surtout dans le cas d’un ouvrage ancien et fragile ou d’une couture serrée. Un appareil commercialisé par la société Stouls a donc été préféré. Il met à profit les propriétés de finesse et de souplesse de la fibre optique et est de plus aisément transportable du fait de ses petites dimensions. Il consiste en une source lumineuse réduite à une plaque rectangulaire de moins de 2 mm d’épaisseur, environ de la surface d’une page A4, reliée à un transformateur par un faisceau de fibres souples. La plaque est d’abord glissée entre les pages de l’ouvrage, sans risque de casser reliure ou coutures. L’ouverture de l’ouvrage à 90 degrés est ensuite suffisante pour prendre une photographie orthogonale de la page rétro-éclairée, sans accuser de déformation.

En l’absence de statif permettant de prendre des photos à la verticale, l’appareil photo a été installé sur un trépied classique, orientable dans toutes les directions. L’ouvrage à photographier a été posé sur un lutrin, en position inclinée. Il est ainsi aisé de positionner l’appareil en avant et audessus de l’objet, puis de l’incliner de manière à ce qu’il se trouve sur un plan exactement parallèle et soit superposé selon un axe orthogonal. Par ce dispositif, toute déformation due à la perspective est évitée. L’orientation correcte de l’ouvrage et de l’appareil est aisément vérifiable à l’oeil nu : les quatre côtés de l’ouvrage doivent apparaître orthogonaux dans le viseur de l’appareil —ou, dans le cas d’un manuscrit aux bords irréguliers, les côtés du lutrin lui-même. Le cadrage est ajusté en fonction de la taille de l’ouvrage, à l’aide du zoom dont l’appareil doit impérativement être équipé : les manipulations à faire sur le trépied sont ainsi réduites au minimum et par là-même le temps de préparation de la prise de vue.

Contrairement à la photographie normale d’ouvrages, aucun éclairage n’est nécessaire à la photographie de papiers filigranés, en dehors de l’appareil décrit ci-dessus, il serait même nocif : des sources de lumière extérieures contrebalanceraient l’effet de rétro-éclairage ; quant au flash, il l’annihilerait totalement.

Les prises de vue à Zabid ont été effectuées avec un appareil numérique compact 10 mégaoctets (Canon Powershot A640), correspondant à la taille d’image maximum disponible sur le marché au moment où le travail a été effectué. En vue de l’archivage des images, il importe d’enregistrer le maximum de données, même si pour des raisons techniques leur publication n’autorise généralement que des formats inférieurs. Les images archivées doivent pouvoir fournir davantage d’information aux chercheurs qui en ont besoin. Dans la même optique, il a été choisi de conserver les clichés dans un format de fichier non destructif, en l’occurrence TIFF avec compression LZW. Le format JPEG a l’avantage de peser moins lourd en terme d’octets dans la mémoire de l’appareil —disque dur ou amovible—, mais ce gain d’espace a pour prix la dégradation de l’image et par voie de conséquence, une perte d’information : c’est évidemment un non-sens dans un programme de documentation graphique.

Les réglages de l’appareil photo avant la prise de vue ont été faits dans le même but, celui d’optimiser le rendu d’information. La plupart des options « automatiques » ont été désactivées, car sur les appareils actuels les critères de qualité d’une photo sont déterminés sur une base esthétique standard qui ne correspond pas à une documentation maximum. A titre d’exemple, dans le cas de basse lumière correspondant aux conditions d’une photo de papier filigrané, un appareil réglé sur « tout automatique » activerait le flash et choisirait une rapidité de film (i. e. 400, 800 ISO, voire davantage) susceptible d’introduire du grain dans la photo et donc d’en réduire la précision. De même, il convient de désactiver les éventuelles options de netteté, qui risqueraient de produire du bruit parasite, ou les options de réduction du bruit, qui pourraient, à l’opposé, donner un flou indésirable. Les seuls automatismes que nous ayons conservés sont ceux de la cellule photoélectrique déterminant l’ouverture du diaphragme et la vitesse, en laissant une possibilité de les moduler manuellement en fonction du contraste de chaque image, ainsi que l’autofocus de la mise au point.

Le choix de la rapidité du film a été réglé manuellement et fixé à 80 ou 100 ISO, afin d’assurer une définition maximum. De même, il convient de régler la balance des blancs sur éclairage artificiel tungstène, fluorescent, halogène ou non selon les cas. En fonction de la couleur, de l’état du papier et de la proportion de zones claires et sombres sur chaque prise de vue, tel ou tel réglage apparaît à l’opérateur mieux rendre compte de la couleur réelle du manuscrit, compte tenu du fait que l’appareil de rétro-éclairage introduit une forte dominante jaune. Rappelons que le flash a été systématiquement désactivé, et la taille des images réglée sur le nombre maximum de pixels ainsi que le format le moins compressé possible.

Une fois déchargées sur l’ordinateur, les photos ont pu être immédiatement enregistrées sous un numéro renvoyant au catalogage des manuscrits et mises au format TIFF en vue d’être retravaillées pour en optimiser le contraste et les couleurs. Elles ont également été systématiquement redimensionnées pour atteindre l’échelle 1:1, en veillant à conserver la définition de l’image d’origine pour ne pas perdre en résolution en cas de réduction de l’image. Pour faciliter ce travail, chaque cliché a été pris en deux exemplaires avec le même cadrage dont l’un comporte, posé sur le papier, une règle graduée en millimètres, facilitant le calcul de la mise à l’échelle. A l’aide d’une double photo, l’on peut cadrer au plus serré les marques du papier filigrané sans avoir à perdre une partie de la surface du cliché pour y loger l’échelle et enregistrer un maximum d’information sur le filigrane lui-même. Une fois la mise à l’échelle effectuée, la photo avec règle n’a pas besoin d’être conservée et ne vient pas inutilement surcharger la mémoire de l’ordinateur.

Pour chaque exemple de papier filigrané figurant dans ce volume, deux vues distinctes sont données : tout d’abord, une photo générale de la page rétro-éclairée, sans traitement particulier de l’image, permettant de situer le « sujet » —filigrane proprement dit ou autres éléments—, par rapport aux fils de chaînette et aux vergeurs ; elle est aussi le témoin d’un stade antérieur, en quelque sorte « brut », avant le travail effectué sur l’image. Puis une vue recadrée du sujet, retraitée à l’aide d’un logiciel graphique de manière à le faire ressortir. L’écrit a été atténué lorsqu’il en brouille l’identification, mais demeure cependant visible afin de ne pas introduire d’ambiguïté dans la lecture des motifs du papier. Il n’est pas inutile de rappeler que la numérisation n’est pas une radiographie : effacer numériquement l’image de l’écrit ne rend pas pour autant visible le motif qu’il recouvre. Le contraste et les différentes couches de couleurs de l’image ont été modifiés pour rendre le plus lisible possible les motifs, qui apparaissent plus clairs du fait de la minceur du papier à cet endroit. Les fils de chaînettes et vergeurs créant des interférences sur le contour de chaque motif, celui-ci a été délimité manuellement plutôt qu’en utilisant les seuls outils de sélection automatique du logiciel, plus rapides, mais moins précis. Même paramétrés de façon optimale, ces outils automatiques ne peuvent distinguer les fils du papier, d’une part, d’une partie d’un filigrane qui serait aussi peu épais, d’autre part. Ils introduiraient des parasites dans le relevé du motif que l’on peut passer plus de temps à rectifier après coup que l’on n’en a gagné en laissant travailler l’ordinateur seul.

Vademecum à l’usage du lecteur

Les marques du papier ont été sélectionnées selon différents critères : marques complètes ou susceptibles d’être reconstituées à partir de deux feuillets ; leur clarté et distinction ; enfin, la possibilité de prendre un cliché ne mettant pas en danger l’état de conservation de l’ouvrage et livrant des données suffisantes. Si bien que le volume de planches n’est pas nécessairement homothétique du volume de texte. Ce trait est accentué par le fait que la campagne de numérisation a fait apparaître des marques du papier qui avaient échappées jusque là à l’observation à l’oeil nu.

Dans la mesure du possible, le feuillet ou bifeuillet sur lesquels apparaissent les marques sont situés dans le manuscrit par leur place dans les cahiers. Cela permet une présentation uniforme et consolide les données. On n’a pas cherché à respecter la couleur originale des papiers.

Il est rappelé qu’un double index des papiers filigranés est à la disposition des lecteurs dans le volume de texte, aux pages 166 à 168, ainsi qu’un index des manuscrits datés, aux pages 159-160.

Anne Regourd
Responsable scientifique du Programme de sauvegarde des manuscrits de bibliothèques privées de Zabid (CEFAS)
Musée du Louvre, Département des arts de l’Islam
CNRS, UMR 7192, « Histoire du livre et de l’écrit au Proche-Orient médiéval et moderne »
Section « Caractéristiques techniques des clichés » : Hélène C. David

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Légendes et index

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Planches 1-60/اللحات 1-60

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Planches 61-120/اللحات 61-120

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[1] Cf. Regourd 2006.

Planches 121-172/اللحات 121-172 - 2.4 Mo